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Journal de Quêtes de l'an 2014, semaine 33

par Toupilitou 17 Aoû 2014 09:30 4

Pendant que Caldanath s'éclatait sur Amazing World, je me prélassais à Londres où je me suis allègrement pinté à coup de Guinness et où j'ai pu traîner mes guêtres à l'expo Comics Unmasked dédiée aux comics UK. Toutes les bonnes choses ayant une fin, me voilà de retour pour une semaine aussi pauvre en nouvelles sorties que la Gamescom fut riche en actualités. Parmi une foultitude de jeux en accès anticipé, il n'y a donc eu que deux RPG, dont un qui a déjà eu un test plus que complet de la part de notre paladin.


Risen 3 de Pyranha Bytes ne m'a par contre pas laissé la même impression après 7h de jeu. Bien que n'ayant pas tâté les précédents opus, j'ai tout de même apprécié la trame scénaristique et la narration. Par contre, jouant en tant que combattant au corps à corps, j'ai trouvé les combats plutôt rébarbatifs. L'autre point de divergence par rapport au test porterait sur la qualité des doublages. En effet, je les ai trouvés très inégaux, et cela peut jouer des tours à l'immersion ; par exemple, dans une même conversation, un personnage parlant avec un accent le perd un coup sur l'autre selon les lignes de dialogue. D'autres fois, les intonations étaient monotones, voire kitsch. Enfin, un dernier point m'a également "amusé" : après quelques recherches sur Internet, j'ai pu constater que plus les épisodes de Risen avancent, plus la poitrine de Patty gonfle, au point que la pauvresse risquerait d'avoir un sacré mal de dos dans Risen 10... Quoi qu'il en soit, même avec ces quelques points de détails, il reste malgré tout un jeu tout à fait honorable, et je vais probablement le terminer, ne serait-ce que pour aller au bout de l'histoire. Dans le doute, je vous laisse (re)faire un passage sur la prose du sieur Killpower.



   

 

Évoquons maintenant la deuxième sortie, et laissez-moi vous dire que l'on n’arrête pas le progrès ! Voici en effet venir une nouvelle manière de fournir des jeux ; après le free to play mâtiné d’un cash shop, voilà que nous arrive le pay what you want. Le développeur serait-il dépressif au point de filer gratuitement ses jeux de manière totalement désintéressée ? Peut-être, car voici venir Depression Quest de Zoë Quinn. Il s’agit ici d’un roman interactif où vous serez dans la peau d’un dépressif devant gérer sa lassitude quotidienne : la maladie, les relations avec votre entourage, le boulot, etc… pour au final essayer de trouver un possible traitement, avec différentes fins disponibles. Sachez également qu’il n’est disponible qu’en anglais et qu’il est relativement court. Pas de quoi rêver pour l'instant hein ? Le but de l’auteur est uniquement d’illustrer à ceux qui ne comprennent pas cette maladie ce que cela peut engendrer chez les gens. D’où le concept du pay what you want, car son objectif est de sensibiliser un maximum de personnes. Par ailleurs, les dons d’argent générés seront partagés pour moitié avec une association caritative luttant contre la dépression et la stigmatisation qu’elle peut engendrer. Une dépression pouvant en cacher une autre, son auteur a été amené à subir une grosse campagne de diffamation pendant la promotion de son jeu.



   

 

Oui bon OK, c’est bien beau tout ça, mais qu’est-ce que cela vaut réellement ? Et comment pourrait bien réagir une loutre au poil soyeux et respirant la joie de vivre face à cet objet vidéoludique non-identifié ? Réponse : en rentrant dans la tête d’une personne dépressive, on se rend compte que celle-ci est coincée dans un cycle sans fin, sans avoir de certitudes quant à la porte de sortie. Tout au long de votre lecture, vous serez accompagné par une musique au piano d’Isaac Schankler, relativement mélancolique, histoire de vous mettre dans le bain si j'ose dire. Depression Quest n’a pas pour vocation de fournir une réponse toute faite, malgré certaines fins plus optimistes que d’autres, mais ce jeu nous amène surtout à une réflexion sur les choix que l’on peut faire au quotidien et sur les mains que l’on nous tend. Ne vous attendez pas non plus, de l’aveu même des développeurs, à avoir du plaisir en jouant ; il ne reste définitivement qu’un outil de sensibilisation et je le déconseille très fortement à toute personne atteinte de cette affliction. Pour clore cet aperçu et cette chronique, ayons une petite pensée pour Robin Williams.

 

En espérant que la semaine à venir soit encore meilleure (et plus joyeuse) que celle que nous venons de vous décrire, on se retrouve dimanche prochain les gobs !

 

Retrouvez les articles "Journal des quêtes"


En-tête réalisée par Soldier_X5

 

Commentaires (4)

#2

Astarock
Noble

Mon dieu, qu'on t'il fait a Patty! Pourquoi a t'elle le visage d'une pute roumaine de 57ans? Pourquoi a t'elle une poitrine aussi volumineuse qu'une héroïne de manga? Et surtout, combien de temps ont passer entre le second et le troisième épisode pour que Patty ressemble a une ancienne starlette de sitcom dans le déclin qui a fait de la chirurgie pour avoir l'air "attirante" et jouer dans des production récente?
#3

evolvia31
Citoyen

c'est clair qu'ils se sont vraiment lachés sur ces atouts mammaires plutôt que son visage.

Syndrome lara croft nous revoilà
#4

ninheve
Grand chevalier

Pauvre Patty ...dans les gothics il n'y avait pratiquement pas de personnage féminin et zéro gamin et là sur les risen ...patty...ben...disons que...c'est pas un cadeau ! sont pas doués avec les dames chez Piranha :)
#5

Writher
Garde

Sinon pour ceux qui serait intéressés pour un très bon RPG texte mais tout en anglais je l'honneur de vous présenter:Urban Dead!
Je vous laisse apprécier!

Message édité pour la dernière fois le : 18/08/2014 à 04:22





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