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[GC2014] Styx : Master of Shadows

par Iosword 25 Aoû 2014 08:04 1

Toujours et encore chez Focus Interactive, à croire que je squatte leur stand, j’ai pu essayer manette en main dans des conditions quelques peu désagréables Styx : Master of Shadows, le prochain jeu de Cyanide et préquelle du jeu Of Orcs and Men. Ainsi, le jeu se déroule plusieurs décennies avant les événements du RPG et s’intéresse à un seul des protagonistes : Styx, le gobelin. Cyanide nous livre ici un jeu d’infiltration qui n’est pas pour me déplaire mais dont le coté RPG est encore très incertain.

 

En effet, la seule chose qui pourrait raccrocher Styx : Master of Shadows à un RPG du peu que j’en ai vu, c’est l’arbre de compétence en 6 branches assez minimes que contient le menu à coté du maigre journal de quête. Ces arbres permettant d’obtenir des pouvoirs, des nouveaux mouvements - comme le fait de se pendre à un rebord – ou encore de l’amélioration d’équipement. Mais le jeu n’étant pas encore sorti, nous allons lui laisser une chance de nous prouver qu’il mérite son titre de jeu de rôle d’infiltration et justement, nous allons parler d’infiltration. Car là est le cœur du jeu, Styx premier représentant de sa race se pose beaucoup de questions sur lui et sur la matière dont il est composé. Ainsi il va entamer un périple un peu suicidaire se rapprochant d’un parcours initiatique pour obtenir des réponses et atteindre la principale source d’Ambre du monde : la Tour d’Akenash.

 

  

 

L’infiltration de Styx est punitive, c’est le premier point qui a été mis en avant et il est vrai que le jeu ne pardonne pas. En ce sens, il s’inspire plus de Thief que de jeux comme Dishonored ou Deus Ex qui vous offrent le choix entre la voie pacifiste et la voie brutale, car ici : de voie sanglante il n’y aura pas.  En effet, les IA ne vous lâcheront pas et vous aurez peine à courir loin pour les semer. Quant au combat, ils se font à la dague sur un timing très précis, en effet il faut contrer l’ennemi pour pouvoir ensuite peut être le toucher. Et si cela est très simple quand on incarne Ezio Auditore, ça l’est beaucoup moins quand on incarne un gobelin vert nommé Styx qui arrive à peine au nombril de ses ennemis et qui résiste au mieux à trois ou quatre coups. De ce fait, les ennemis sont à éviter, ce qui n’est pas chose simple car l’IA est réactive. Même si parfois, elle a plutôt tendance à être aveugle ou borgne – ainsi, elle ne semble pas voir derrière une porte, ce qui peut être logique sauf quand la porte est faite de barreaux et de vide... Il faut espérer que les problèmes ophtalmiques des PNJ, sommes toute communs à tous les jeux d’infiltration, soient corrigés d’ici la release. Bon rassurez-vous néanmoins, Styx ne se défendra pas qu’avec sa dague, sinon, il est vrai que ce serait assez limité. Notre gobelin a six pouvoirs et de nouvelles armes à sa disposition à débloquer via les arbres de compétence.

Ainsi tel un rat, animal assez peu éloigné des gobelins que nous sommes, nous devrons nous infiltrer, éviter les rondes scriptées des gardes (peut-être y aura-t-il de l’aléatoire, je n'en sais rien). Tel un rongeur nous devrons nous glisser sous les tables, les escaliers ou quelconque autre endroit inaccessible aux hommes – et là, la caméra basculera d’elle-même en vue FPS, il est vrai, c’est troublant mais au moins aucun bug de caméra ne viendra ruiner vos plans sournois. Telle une souris, nous irons aussi à la recherche d’items précieux comme des potions de soin ou du sable aveuglant. Puis, il nous poussera des ailes et telle une chauve-souris nous devrons grimper des façades, planer pour se rattraper en douceur (et surtout en silence) un peu plus loin, sauter de poutre en poutre. Et finalement, tel un aigle, il faudra fondre silencieusement sur ses proies. Bref, le quotidien classique du héros de jeu d’infiltration.

Vous connaissez Baudelaire ? Alors parlons de la pâle clarté des lampes jadis languissantes et désormais éteintes. En effet, le point commun entre Garett et Styx est que nos protagonistes adorent éteindre les lumières, coquins qu’ils sont. La lumière semble avoir été gérée de manière dynamique et placé de telle sorte que l’on puise s’en débarrasser pour se glisser vers un autre lieu avec plus de facilité. Pour autant, l’IA ne semble pas réagir à l’obscurité soudaine alors que cette dernière semble être une belle preuve d’intrusion. Et cela pourra poser un problème si éteindre une lumière à quelques mètres d'un garde n'a aucune conséquence.

 

  

 

Pour finir parlons de le level-design. Celui-ci, selon les développeurs, fait la part belle à la verticalité, assez logique quand une majorité de l’opus se déroule dans une immense tour. Le niveau dans lequel se passait la démo que j’ai eu entre les mains, ne proposait qu’un level-design sommaire et peu d’embranchements, de même aucun objectif secondaire ne m’était proposé. Néanmoins, il est encore trop tôt pour juger cela sur un court extrait de jeu n’excédant pas la demie-heure quand le jeu final est théoriquement sensé offrir quinze heures de jeu. Ainsi, Styx devrait nous proposer des niveaux ouverts avec embranchements - faisant la part belle à la voie pacifiste vu que Styx n’a assurément pas la carrure d’un mercenaire - des objectifs secondaires et des missions variées : du vol à l’assassinat en passant par la récupération plus classique d’item ou d’information.

 

En conclusion, j’en ai pour le moment trop peu vu pour porter un jugement sur Styx : Master of Shadow. Il fera sans doute un bon jeu d’infiltration si l’IA et le level-design tiennent leurs promesses. Sachant que le jeu est encore loin de passer Gold, la copie que j’ai eu en main n’est pas forcement représentative,et quand bien même elle le serait, Styx semble être au final un jeu d’infiltration plus que correct, ce qui est déjà bien quand on voit le peu de succès du genre. En revanche, pour ce qui est de l’aspect RPG, il semble bien en retrait au point de se demander si Styx mérite moins que Mordheim une place dans notre ligne éditoriale. Mais cela, mes chers nous en jugerons à sa sortie.

Commentaire (1)

#2

Remontoir
Citoyen

En revanche, pour ce qui est de l’aspect RPG, il semble bien en retrait au point de se demander si Styx mérite moins que Mordheim une place dans notre ligne éditoriale.

Ligne éditoriale certes, mais c'est quand même un jeu de gobelins...




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