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Final Fantasy XV

par Iosword 08 Déc 2016 10:30 99

Les histoires mettant en scène des arlésiennes finissent rarement bien. Une décennie, ce n’est pas seulement interminable, c’est suffisant pour se perdre en route, pour s’aliéner ses anciens collaborateurs, pour transformer une possible révolution en reliquat du passé. L’orgueil originel ne survit guère aux ravages du temps, et que reste-t-il alors, sinon les rêves fous des zélotes ayant voulu y croire ? Je n’ai pas la prétention de savoir ce que Final Fantasy XV léguera à l’Histoire, ni celle de comprendre le fardeau qui fut celui des hommes et femmes qui se succédèrent pour lui donner vie. J’ai en revanche la suffisance des critiques, estimant que toute œuvre puisse être jugée pour ce qu’elle est et non pas ce qu’elle aurait pu être. D’un Versus XIII, aux mille visages, à un Final Fantasy XV, estropié, les fantasmes se substituent à une dure réalité.

 

Dans l’œil du cyclone.

 

N’allons pas trop vite en besogne. Lors des premières heures en son sein, Final Fantasy XV est un jeu plaisant qui nous plonge dans un monde étrangement fascinant. L’univers d’Eos est moderne, contemporain, un lieu où les chocobos côtoient les voitures de luxe, où chaque restaurant fait aussi office de repère pour les chasseurs cherchant leur prochain contrat, où station balnéaire et daemon partagent le même banc de sable. Les régions que nous explorons sont déroutantes, incohérentes même si nous essayons d’y appliquer des raisonnements logiques, mais cela serait oublier que la licence s’est avant tout bâtie sur un imaginaire commun fait de héros, de cristaux, de béhémoth, et d’un mal absolu à vaincre. Qu’importe si remplir le réservoir de la Regalia nous coûte 10 gils que celui-ci soit vide ou presque rempli, ou que la zone soit construite autour de routes et presque uniquement composée de stations-services et de plaines sauvages, cela nous sommes prêts à l’accepter.

 

  

La plus belle boustifaille que vous verrez dans un jeu, ne niez pas.

 

À vrai dire, au début, Final Fantasy XV nous attendrit. Son level design est maladroit et la Regalia, qui ne peut s’extirper des voies, bride l’exploration plus qu’elle ne l’encourage – heureusement, la conduite automatique et la téléportation sont possibles, sans parler de la location de chocobo qui deviendra notre moyen de déplacement de prédilection. À bien y regarder, les murs invisibles et autres barrières artificielles pullulent, nous forçant à emprunter des chemins choisis et pensés par les développeurs. Pire, le contenu qui nous est proposé est presque exclusivement composé de quêtes FedEx indignes de notre rang. Nous, Noctis Lucis Caelum, prince héritier de Lucis, tuons des monstres pour pacifier les terres, partons à la recherche de rainettes pour la biologiste locale, allons récolter des oignons et autres denrées dans les fermes pour satisfaire les marchands de la seule vraie ville de cet open world. Nous, le Prince, sommes finalement relégué à la place de simple chasseur devant composer avec de nombreux aller-retours et ne pouvant accepter qu’un seul contrat de chasse à la fois – cette limite ne vaut heureusement pas pour les quêtes secondaires.

Quand l’aurore pointe et que la fatigue nous guette, nous nous mettons à la recherche d’un sanctuaire pour y planter notre tente – ou d’un hôtel. Là, Ignis, conseiller et majordome, cuisinera pour le plaisir de notre panse virtuelle – et de nos yeux, les recettes étant magnifiquement modélisées. Chaque plat offre des buffs temporaires importants et trouver des recettes de cuisine, plus qu’un simple jeu dans le jeu, deviendra essentiel – pour cela, il vous faudra entreprendre un voyage culinaire chez les restaurateurs locaux, trouver des ingrédients, observer l’environnement et augmenter le niveau de la compétence associée. Gladiolus lui, notre garde du corps, nous proposera de nous entraîner, et Prompto, vieil ami et jeune naïf exubérant, partagera les clichés pris lors du jour qui vient de s’écouler. À vous de choisir de sauvegarder ou non les photographies –  ce que je vous conseille.

Bien que cela puisse paraître absurde, c’est lors de ces instants intimistes que le titre est le plus réussi. Oui, le monde ouvert est perfectible, les quêtes répétitives et le style des personnages évoque celui d’un boy’s band. Pourtant, grâce à de nombreuses petites scénettes, aux quelques quêtes annexes et surtout grâce aux nombreux dialogues toujours bien écrits, ce quatuor de personnage devient vite attachant et pour rien au monde nous n’aurions envie de nous en séparer. Même de Prompto, c’est dire. L’aspect road trip et buddy movie, tant mis en avant lors des trailers, fonctionne et, aussi assisté soit la conduite, nous nous surprenons à flâner sur les routes, écoutant les bandes originales des précédents opus, observant l’environnement et écoutant nos quatre compères. Des écrans animés lors des scènes de repos aux animations de combat, où chacun peut relever celui est en est difficulté, les moindres détails ont été pensés pour rendre cette relation tangible, et l’affect se crée avec facilité.

 

  

Parfois, Final Fantasy XV tente d'user de narration environnementale, c'est... peu concluant.

 

Si Final Fantasy XV s’était contenté d’être un monde ouvert aussi bancal qu’attachant, de nous proposer des mini-jeux, des donjons labyrinthiques – peu nombreux, mais souvent très bon –, des moments contemplatifs très réussis alors cela aurait suffi à en faire un jeu plaisant. Malheureusement, un roi ne peut se contenter d’être un simple chasseur pour reprendre son trône, et la partie story-driven du jeu fini par revenir. Malheureusement, car c’est ici que le titre de Square Enix est le moins convaincant. Le jeu se divise donc en deux phases que tout oppose, deux expériences de jeu incohérentes : celle où rien ne semble nous rappeler à notre sang royal et où nous flânons dans l’open world et celle où, sur des rails, cet open world nous est désormais inaccessible et où le scénario se doit d’avancer. Comme si le jeu se rappelait soudainement de son titre.

 

Descente aux enfers.

 

Entendons-nous bien, le problème n’est en rien la linéarité du titre, même si cela est fait de manière très contestable – puisque nous finissons littéralement sur des rails, dans un train, à descendre pour quelques minutes au gré des besoins de l’intrigue. Ce qui pose problème est la trame elle-même, qui valse d’une incohérence à l’autre sans jamais prendre le temps de développer ses personnages secondaires et ses sous-intrigues. Cela commence dès l’introduction : Final Fantasy XV nous propose une histoire complexe où Noctis, à l’origine en partance pour son mariage diplomatique avec Dame Lunafrey, apprend la mort de son père et la trahison de l’Empire de Niflheim. Seulement, pour comprendre le contexte, encore faut-il avoir vu le film d’animation, et prologue, Kingsglaive – fourni avec les éditions spéciales du jeu et disponible en Blu-ray. Sans cela, le joueur aura du mal à comprendre les tenants et aboutissants de l’histoire qui ne seront rappelés que de manière succincte et expéditive. Même si c’est moins nécessaire, je vous conseille aussi de regarder la série d’animation Brotherhood – dont les cinq premiers épisodes, sur six, sont disponibles gratuitement sur Youtube – qui enrichira le background du quatuor.

 

  

Mirage de l'influence du joueur, certains dialogues proposent des choix.

 

Là encore, nous pourrions nous dire que ce n’est pas si grave puisque, si le jeu ne se suffit pas à lui-même, l’univers étendu répondra à nos interrogations. Seulement, rien ne s’arrangera réellement par la suite, et pour ne prendre qu’un exemple symptomatique, parlons du chancelier de l’Empire. Grand méchant de l’histoire, ce qui n’est pas tant un spoiler qu’une triste vérité puisque c’est le seul « méchant » que nous croiserons plus de deux fois, celui-ci sera aussi l’élément déclencheur de nombreuses phases de l’intrigue, guidant nos personnages et les conseillant sans qu’aucun d’eux ne s’interroge vraiment sur les objectifs qu’il sert – pour rappel, cela fait dix ans que Niflheim et Lucis sont en guerre ; difficile alors de croire que Noctis, le prince, ne connaisse pas le visage d’un de ses plus grands ennemis. Si à cela nous ajoutons de nombreux rebondissements illogiques – certains personnages meurent, d’autres sont en réalité du bon côté, d’autres encore disparaissent dans les trous béants laissés par le scénario –, difficile de s’attacher à quiconque, ou de pleurer la mort d'un personnage que nous avons vu quelques minutes à peine.

Au final, le scénario de Final Fantasy XV est parsemé de trous, d’incohérences, et semble aller de climax en climax sans qu’aucun temps ne soit pris pour développer son propos. Autant dire que cela ne fonctionne pas, et que si la conclusion est rendue magistrale par sa mise en scène et son rythme, les réponses qu’elle offre ne permettent ni d’effacer les très nombreuses contradictions de l'intrigue, ni d’oublier la trentaine d’heures qui précèdent – durée de vie comprenant les quêtes secondaires. Cela se sent d’ailleurs, tant le jeu est avare en cinématiques en image de synthèse jusqu’à sa conclusion, tant certaines scènes semble avoir été coupées avant même que le personnage impliqué ait fini sa phrase, tant certains de combats de boss sont ratés. Après dix ans de développement, de reboot et de réécriture, le titre de Square Enix est un jeu qui, ironiquement, semble cruellement manquer de temps. Cela saute d’ailleurs aux yeux quand nous arrivons à Altissia, cité à l’inspiration vénitienne sublime et entièrement modélisée, presque dix fois plus grande que la « vraie » ville du monde ouvert, et cruellement vide puisque seules trois quêtes s’y déroulent – une heure de jeu en somme, dur de croire que des artistes aient travaillé des mois durant pour si peu.

 

  

Lunafreya, plot device du jeu qui restera, dans nos mémoires, une simple demoiselle en détresse.

 

Dois-je alors évoquer les assets de Versus XIII, ayant mal vieilli, croisé au cours des derniers niveaux ? Les changements de gameplay dysfonctionnels, comme cette phase d’infiltration forcée dans des couloirs étroits alors que nous avons perdus nos pouvoirs sans raison ? Peut-être. Nous le savions, en gardant le même univers et les mêmes personnages, il allait être difficile pour la Division 2 de se débarrasser du spectre de Versus XIII. Il est même probable que le scénario incomplet qui nous est ici livré soit celui de l’une des derniers versions du projet qui a été entré au forceps dans Final Fantasy XV, car le temps manquait et qu’il était impossible de jeter des mois de travail. La suspension consentie de l’incrédulité, celle-là même qui nous fait accepter le monde ouvert qui nous est proposé, ne peut ici fonctionner. Versus XIII n’est pas mort, et Final Fantasy XV n’en est qu’un ersatz qui aurait demandé plus d’une année de développement supplémentaire. Notons qu’à l’heure où je finalise ces lignes, Square a annoncé travailler sur de nouvelles cinématiques pour le chapitre 13, une bien maigre consolation puisque la narration dans son entièreté pose problème.

 

Le poids du passé.

 

Lorsque j’ai atteint la dernière cinématique du titre, une larme a coulée sur mes joues. Non pas d’émotion, tant j’ai eu l’impression que la quête tragique qui m’était contée était vaine. Ce fut une larme de regret, car Final Fantasy XV, plus qu’un énième jeu canonique d’une licence aux qualités devenues contestables, plus qu’une ultime tentative d’une firme à bout de souffle, plus qu’un simple échec, a de grandes qualités. En premier lieu, sa première partie intimiste fonctionne à merveille, comme évoqué un peu plus tôt, mais surtout parce que le pari technique est réussi. Si le titre n’offre pas une claque technique similaire à celle de certains de ses prédécesseurs, il tourne, comme le dirait Galilée – et est fluide la plupart du temps. Sa direction artistique, mêlant avec brio fantasy et modernité, fait le reste. Ceci étant dit, la plus grande réussite de cet opus, ce sont ses combats, en temps réel, avec une caméra semi-automatique désormais domptée et qui ne nuit plus à la lisibilité de l’action, même si elle posera parfois problème dans certains donjons étriqués.

 

  

L'interface n'est ni léchée, ni moderne, mais on s'y fait.

 

Le système de combat est donc en temps réel, bien qu’un mode stratégique permettant une pause active existe, et certaines mauvaises langues diront qu’il est assisté et simpliste. Certes, je ne prétendrais pas que Final Fantasy XV est un jeu difficile, tout a été fait pour le que le joueur ne bute pas devant l’adversité : utiliser des items nous rend invulnérable pour la durée de l’animation, de même  lorsque que nous usons des capacités de nos alliés ; les QTE sont nombreux et la rapidité d’exécution prime. Seulement, s’il suffit de maintenir le bouton O pour que Noctis attaque, il faut aussi apprendre à gérer l’esquive, ainsi que le dash qui nous permettra de nous réfugier en lieu sûr ou de foncer sur des créatures. Il faut aussi prendre en compte l'importance du placement, les coups dans le dos étant toujours plus dévastateurs, apprendre les patterns et gérer armes et affinités élémentaires. S’ils sont simples, les combats de Final Fantasy XV sont jouissifs, et l’abandon du tour par tour prend alors tout son sens.

Vos compagnons sont également bien plus que de simples boucliers humains : ils peuvent se relever les uns les autres, vous aider à vous libérez des crocs adverses ou encore exécuter des combos avec vous. Chacun d’eux aura des capacités spécifiques et un rôle à jouer ; Ignis par exemple peut analyser les ennemis. Comme le veut la tradition, chaque affrontement se scellera sur une note de vos performances selon trois critères : le temps, la technique et le nombre d’ennemis vaincu. Chose que nos compagnons se feront un plaisir à commenter, les développeurs jouant souvent avec le quatrième mur. Vous gagnerez aussi du loot qu’il faudra vendre pour remplir votre bourse, et de l’expérience qui s’accumulera jusqu’à ce que vous vous reposiez. À vous ensuite de répartir vos points de compétences dans un traditionnel sphérier qui remplit son office, à défaut d’être complexe. Seule ombre au tableau, certaines améliorations sont inutiles, et surtout, le coût des compétences est exponentiel : à vous de voir si le farm en vaut la chandelle.

 

  

C'est aliasé, flou, c'est à 30 FPS, bref c'est de la PS4, mais ça reste bien beau.

 

À vouloir trop en faire, Final Fantasy XV s’éparpille parfois dans des mécaniques inutiles, telle la gestion de l’essence, et si le tuning de notre véhicule est appréciable, certains autres systèmes semblent avoir pâti de tout cela. Nous pourrions évoquer les invocations qui, si elles sont spectaculaires, sont scriptées et ne seront utilisées que très rarement, mais ce qui déçoit vraiment est la magie. Le titre n’offre pas de « vrais » sorts à utiliser, mais vous propose de récolter des essences de feu, de glace et de foudre pour synthétiser, à l’aide ou non de consommables, des sorts aux effets variés – étape qu’il faudra recommencer régulièrement, les sorts étant limités en utilisation. Le ciblage n’étant pas particulièrement réussi, et le friendly fire de la partie, utiliser la magie reviendra à affaiblir nos compagnons, le tout dans une explosion d’effets spéciaux certes très réussie,  mais ne rattrapant pas la mise. Un Final Fantasy sans bon système de magie, n’est-ce pas un peu triste ?

 

Les souvenirs de l’E3 2006 se sont estompés avec le temps, et avec eux les espoirs que je nourrissais. Dix ans plus tard, Final Fantasy XV me laisse un goût amer au fond de la gorge. Non pas qu’il me déçoit pour ce qu’il aurait dû être – il y a bien longtemps que je ne l’attendais plus –, il m’attriste pour ce qu’il est. D’un côté, un jeu intimiste, une simple balade dans un univers imparfait et agréable. De l’autre, un titre narratif qui balbutie et peine à raconter quoi que ce soit. Un jeu trop ambitieux pour son propre bien qui, après de multiples moutures, reste la chimère qu’il était. Versus XIII n’a pas été tué, Final Fantasy XV n’a pas vraiment eu la chance d’exister. Tout ce qui nous est servi ici, c’est une expérience de jeu double, bâtarde et incohérente avec elle-même. C’est un objet fascinant, et lorsque le temps sera venu de spoiler sans vergogne et que les langues se seront déliées, je suis convaincue que le projet aura beaucoup à raconter. En attendant, Final Fantasy XV, passées les quinze premières heures, est un jeu médiocre.

LES PLUS
  • Première moitié de l'aventure agréable, ....
  • Le système de combat.
  • Le Monde ouvert et ses donjons.
  • Des invocations spectaculaires.
  • Quatre héros attachants.
LES MOINS
  • ... seconde partie frustrante et incohérente.
  • Magie et sorts.
  • Les derniers chapitres... Bon dieu, tout ça pour ça ?
  • L'histoire, la narration et les personnages secondaires.
  • Visionnage de Kingsglaive indispensable.

5/10

Commentaires (99)

#2

oAmyoAmyo
Noble

Attention, Square va se pointer avec cette tête :

et dire que la note ne leur convient pas tout en continuant de chougner
#3

reebob
Noble

Le test de ce truc arrive avant celui de Tyranny? Rien ne va plus sur RPGfrance.
#4

Gaek_Shao
Garde

Bah, peut être qu'il a été plus rapide à tester que Tyranny.

Donc forcément, il arrive avant.
#5

Caparzo
Seigneur

Ce site est un scandale !
#6

Iosword
Grand chevalier

Totalement, un scandale, je vais aller me plaindre à la présidente ! ... Oh Wait.

Sinon, pour répondre, je me charge aussi de Tyranny, et bien que j'ai fini mon premier run quelques heures avant la sortie officielle, j'ai estimé qu'il en fallait plus d'un pour bien traiter le jeu. Donc, le test de Tyranny arrive, et aura mis un certain temps certes, mais un temps qui était selon moi nécessaire.

En attendant, ici le sujet c'est FFXV, et oui les gobelins parlent aussi de J-RPG
#7

Sarakin
Villageois

Test intéressant, qui confirme ma première impression.
J'attends aussi le test de Tyranny, mais prenez votre temps, j'ai pas encore commencé Pillars of Eternity!
#8

Shaam
Grand chevalier

De toute facon Tyranny ca changeras pas la note, bon sinon sur FF j'aimerais bien en test un une fois avant de mourrir, du coup j'attendrais le remake du 7 :p
#9

keath
Villageois

Je l 'aime bien ce FF
je l 'attendais pas particulièrement, ça doit être sans doute pour ça !
J 'en suis a une soixantaine d'heures de jeu et je m 'éclate bien .
J'adore le délire road trip et les biomes du jeu qui sont souvent impressionnant de réalisme.
Des petits détails comme pouvoir écouter les différentes ost des FF dans la Regalia, sont vraiment sympa.
Farmer ne me gêne pas (au contraire j 'adore ça) donc les quêtes fedex ne me dérangent pas.Le but étant sur le long terme, de se frotter au end game du jeu .
Si vous êtes atteint de collectionnite aigue ,pêcher tous les poissons et récupérer toutes les recettes Pour Ignis vous occupera un bon moment.
Après l 'histoire , j en suis qu'au début du chapitre 8 , je ne peux pas donner d'avis objectif pour l 'instant , passant plus de temps à explorer qu'a faire la trame principale.Mais il y a clairement un sentiment de décousu pour l 'instant et le visionnage de kingsglaive est quasi obligatoire sous peine de se retrouver un peu à coté de la plaque.
Je suis globalement d'accord avec les points +/- énoncés dans le test même si un 5/10 est un peu sévère à mon goût.




#10

oAmyoAmyo
Noble

De toute facon Tyranny ca changeras pas la note, bon sinon sur FF j'aimerais bien en test un une fois avant de mourrir, du coup j'attendrais le remake du 7 :p

Et ce sera surement le meilleur moyen de se dégouter à vie de la série (format épisodique, système casu de ce qu'on en a vu), bref rien ne vaut l'original ou bien sur les épisodes 6,7,8,9 qui sont les meilleurs évidemment.
#11

Kelolon94
Novice

Après, même si je pense ton avis très constructif car tu as 60 heures de durée de vie, je pense que pour pouvoir juger un jeu et répondre à un test qui juge le jeu sur sa globalité, il faut l'avoir fini, un des principaux défaut mis en avant est la deuxième partie du jeu, sur laquelle tu n'as pas encore été amené à jouer il me semble d'après ce que tu dis. Je préfère pour ma part un 5/10 un peu sous noté, qu'un 9/10 de Gameblog malgré ces défauts signalés dans leur test.

Je l 'aime bien ce FF
je l 'attendais pas particulièrement, ça doit être sans doute pour ça !
J 'en suis a une soixantaine d'heures de jeu et je m 'éclate bien .
J'adore le délire road trip et les biomes du jeu qui sont souvent impressionnant de réalisme.
Des petits détails comme pouvoir écouter les différentes ost des FF dans la Regalia, sont vraiment sympa.
Farmer ne me gêne pas (au contraire j 'adore ça) donc les quêtes fedex ne me dérangent pas.Le but étant sur le long terme, de se frotter au end game du jeu .
Si vous êtes atteint de collectionnite aigue ,pêcher tous les poissons et récupérer toutes les recettes Pour Ignis vous occupera un bon moment.
Après l 'histoire , j en suis qu'au début du chapitre 8 , je ne peux pas donner d'avis objectif pour l 'instant , passant plus de temps à explorer qu'a faire la trame principale.Mais il y a clairement un sentiment de décousu pour l 'instant et le visionnage de kingsglaive est quasi obligatoire sous peine de se retrouver un peu à coté de la plaque.
Je suis globalement d'accord avec les points +/- énoncés dans le test même si un 5/10 est un peu sévère à mon goût.




#12

reebob
Noble

@Losword

Surtout ne le prend pas mal, c'était une plaisanterie. C'est votre site, vous y faites ce que vous voulez. Le Jrpg ne m'a jamais intéressé même si paradoxalement, j'adore le Japon et l'animation japonaise comme l'indique un peu mon avatar.

@oAmyoAmyo

En même temps ce n'est plus la même exigence technique que les épisodes d'origine qui étaient en 2D ou en 3D avec décors précalculés. On en revient toujours à la question du coût et de la rentabilité. Imagine par exemple réaliser un jeu comme Arcanum avec le moteur d'un GTA5, je te laisse imaginer les couts de développement. Il en va de même pour les FF. Les joueurs veulent des jeux avec le contenu des anciens et la réalisation au top de ce qui se fait à l'heure actuelle, le problème c'est que ce n'est pas rentable ou alors il faut des jeux extrêmement courts ou coupés en DLC. Peut-être que pour contenter les fans il faudrait que Square tente une aventure à la Pillars of Eternity et sorte un jeu avec moins d'ambition technique et plus de contenu, mais je ne sais pas si cela se vendrait.

@Kelolon94

Oui mais JC il a la passion!!!

La preuve dans son dernier "j'ai quelque chose à vomir":
http://www.gameblog.fr/news/64260-j-ai-quelque-chose-a-vous-dire-sur-jeuxvideo-com-gamekult-et

C'est tellement ridicule que je ne sais pas quoi en dire...

Message édité pour la dernière fois le : 08/12/2016 à 13:52

#13

nadalito
Chevalier

Tout le monde parle de la dernière partie (très) décevante, donc je vais attendre d'y être avant d'avoir un avis définitif.

Mais pour l'instant (24h) que j'aime ce jeu.
Les décors sont vraiment travaillés, j'adore créer mes sorts (je trouve la magie vraiment cool).
Je pensais détester ces 4 nigauds, je les ai adoré dès le début.
Les monstres sont gigantesques (gros gg aux jeux japonais de ce côté là, je m'étais déjà fait la remarque avec Dragon's Dogma).
Et les musiques sont à se damner.
#14

Iosword
Grand chevalier

Surtout ne le prend pas mal, c'était une plaisanterie. C'est votre site, vous y faites ce que vous voulez. Le Jrpg ne m'a jamais intéressé même si paradoxalement, j'adore le Japon et l'animation japonaise comme l'indique un peu mon avatar.


Je l'ai pas du tout mal pris, bien au contraire, mais j'en ai profité pour réagir .

Pour le reste, je dirais juste, que 5/10 c'est la moyenne hein. Pas la pire note du monde, très loin de là.

Message édité pour la dernière fois le : 08/12/2016 à 14:11

#15

Kelolon94
Novice

Oui j'ai vu cette vidéo ce matin, j'ai rigolé. En fait je ne supporte plus ce mec, il en fait des tonnes, dit toujours les mêmes choses, les même expressions mimique que je ne supporte plus. Gameblog vise de toute manière les joueurs très grand public, on le sait. Mais cette hypocrisie je ne supporte plus, 9/10 à FF XV malgré les défauts en avant et 10/10 à à The last Guardian m'ont achevé. Aucune oeuvre vidéo ludique ne mérite la note maximale car aucun jeu ne peut être parfait, et en l'état celui-ci ne l'est pas techniquement etc etc. Donc à faire ça ils perdent juste à mes yeux toute crédibilité, je préfère (même si parfois dans certains tests ils se loupent) les tests de site comme gamekult ou rpgfrance. Mais bon je ne suis pas le public visé des autres en même temps, trop critique pour ça ;).


@Losword

Surtout ne le prend pas mal, c'était une plaisanterie. C'est votre site, vous y faites ce que vous voulez. Le Jrpg ne m'a jamais intéressé même si paradoxalement, j'adore le Japon et l'animation japonaise comme l'indique un peu mon avatar.

@oAmyoAmyo

En même temps ce n'est plus la même exigence technique que les épisodes d'origine qui étaient en 2D ou en 3D avec décors précalculés. On en revient toujours à la question du coût et de la rentabilité. Imagine par exemple réaliser un jeu comme Arcanum avec le moteur d'un GTA5, je te laisse imaginer les couts de développement. Il en va de même pour les FF. Les joueurs veulent des jeux avec le contenu des anciens et la réalisation au top de ce qui se fait à l'heure actuelle, le problème c'est que ce n'est pas rentable ou alors il faut des jeux extrêmement courts ou coupés en DLC. Peut-être que pour contenter les fans il faudrait que Square tente une aventure à la Pillars of Eternity et sorte un jeu avec moins d'ambition technique et plus de contenu, mais je ne sais pas si cela se vendrait.

@Kelolon94

Oui mais JC il a la passion!!!

La preuve dans son dernier "j'ai quelque chose à vomir":
http://www.gameblog.fr/news/64260-j-ai-quelque-chose-a-vous-dire-sur-jeuxvideo-com-gamekult-et

C'est tellement ridicule que je ne sais pas quoi en dire...
#16

keath
Villageois

[quote]Après, même si je pense ton avis très constructif car tu as 60 heures de durée de vie, je pense que pour pouvoir juger un jeu et répondre à un test qui juge le jeu sur sa globalité, il faut l'avoir fini, un des principaux défaut mis en avant est la deuxième partie du jeu, sur laquelle tu n'as pas encore été amené à jouer il me semble d'après ce que tu dis. Je préfère pour ma part un 5/10 un peu sous noté, qu'un 9/10 de Gameblog malgré ces défauts signalés dans leur test.

Mon avis n 'était pas là pour juger le jeu mais bien donner mon ressenti sur ma game actuelle.
Comme je l 'ai précisé je suis loin de l 'avoir fini, favorisant l 'explo' à la trame principale.Mais si je ne peux me prononcer concernant l 'histoire du jeu pour l 'instant.Mon retour reste indéniablement positif sur l 'open world du jeu.
#17

Demoniakor
Noble

Je rejoins l'avis de Keath. J'en suis à 75h au huitième chapitre, je farme, je fais les donjons (un tout particulièrement m'a rendu dingue), les contrat de chasse sont un délice pour qui aime les Monster Hunter ou autre Dragon's Dogma, je pêche comme un gros porc, je glande, bref je savoure. J'en décroche pas !

A noter que, comme le souligne Iosword, FFXV est un cas d'école de ce qu'il ne faut absolument pas faire en terme d'open world à notre époque. Murs invisibles, perso bloqués par un ruisseau et qui ne savent pas nager....eurk. Un tue l'amour par moment. Mais bon dieu, quels panoramas ! Mention spéciale pour le volcan qui me laissera de sacrés souvenirs.

Et pourtant, pourtant, dieu m'est témoin que j'en attendais absolument rien. Je l'ai acheté sur un coup de tête en version deluxe.

Par contre je confirme le visionnage absolument nécessaire de Kingslave. Et même en l'ayant vu, la narration globale est ridicule. Mention spéciale au réacteur de Lestallum....une fainéantise level 100.

Bref si la chasse aux monstres c'est votre dada (se friter contre des créatures dantesque, quel pied !), que chercher à booster au maximum vos perso (et votre caisse) fait parti de votre mojo et que les bromances ne vous font pas peur, foncez.

Sur ce, j'y retourne. J'ai des contrats à honorer.

Message édité pour la dernière fois le : 08/12/2016 à 16:22

#18

flofrost
Grand chevalier

Moi ton test me confirme que j'ai de plus en plus de mal à comprendre les dév japonais. Les mecs au lieu de se concentrer sur l'essentiel, ils vont te perdre du temps à te faire des plats super bien foutus, et dans le même temps te balancer des zones limites dégueulasses ou une ville qu'ils vont se casser le fion à construire, mais pour ne rien mettre dedans
#19

cabfe
Seigneur

Pourquoi je ne suis pas surpris de voir l'histoire dans les "moins" ?
Je l'avais dit dès la grosse vidéo ; c'était trop mal fichu pour être viable.

Cela dit, j'aurais aimé m'être trompé. Pour son bien.
Les Japonais ne semblent pas se jeter dessus non plus, ça laisse peu d'espoir de voir un nouvel épisode redresser la barre.
Il faudra (comme pour les W-RPG) regarder ce qui se fait ailleurs plus attentivement.
#20

blitosaure
Citoyen

Merci pour le test qui, comme prévu, refroidit mes ardeurs. Faudrait en refaire un d'ici un an quand le jeu aura été patché/dlcisé... et sera vraiment fini.

Message édité pour la dernière fois le : 08/12/2016 à 18:35

#21

Marcheur
Seigneur

Donc si je résumé bien, en plus de n'être qu'un jeu "correct" avec quelques gros points forts, c'est un échec narratif ?
Chaud, autant pour l'espoir que j'avais de voir en lui un second phantom pain. Fait chier.
#22

Nehria
Citoyen

De plus pour enfoncer un peu plus le clou, le directeur du jeu Hajime Tabata annonce des futurs DLC gratuits afin de corriger certains aspects du gameplay et d'ajouter des éléments narratifs. Cela confirme bien ce que je pense de ce titre, à savoir baclé !
Donc, un conseil, attendez vraiment avant de le continuer et de le finir.
http://eu.square-enix.com/en/blog/announcing-free-updates-final-fantasy-xv

Message édité pour la dernière fois le : 08/12/2016 à 18:46

#23

Paul-Hewson
Garde

Pourquoi ne pas fournir gracieusement Kingslaive avec le jeu, s'il est indispensable à la compréhension du jeu ?

J'espère que d'ici la sortie PC le jeu sera amélioré, le film sera fournit avec et que le prix aura été adouci ! :)
#24

Iosword
Grand chevalier

De plus pour enfoncer un peu plus le clou, le directeur du jeu Hajime Tabata annonce des futurs DLC gratuits afin de corriger certains aspects du gameplay et d'ajouter des éléments narratifs. Cela confirme bien ce que je pense de ce titre, à savoir baclé !

C'est même dit dans le test
Pourquoi ne pas fournir gracieusement Kingslaive avec le jeu, s'il est indispensable à la compréhension du jeu ?

Il est fournit avec les éditions "deluxe" du jeu. Pour le reste, c'est probablement des questions financières et de droit aussi. Il y a, par exemple, deux très courts extraits de Kingsglaive (non doublés) qui ont été rajouté dans le patch day one.
Donc si je résumé bien, en plus de n'être qu'un jeu "correct" avec quelques gros points forts, c'est un échec narratif ?

Je pense que c'est, et c'est ce que j'ai tenté d'exprimer dans ce test, plus complexe que cela. La première partie, en monde ouvert, aussi imparfaite soit-elle pour les raisons évoquées fonctionne bien et les quatre personnages principaux sont étonnamment attachant.

La partie narrative (dans le sens scénario) est en effet un échec, pas tant parce qu'on sent que le jeu n'avait pas des choses à offrir, mais parce qu'il n'est pas fini et, comme dit là encore, qu'on va de climax en climax en cutant le développement et les scènes d'expositions nécessaires à ceux-ci. Le résultat est donc incohérent, bourré de trou et parait très vain. Du moins, c'est la meilleure manière que j'ai de l'expliquer, sans spoiler.
Il faudra (comme pour les W-RPG) regarder ce qui se fait ailleurs plus attentivement.


(Je vous en parle bientôt )

Message édité pour la dernière fois le : 08/12/2016 à 19:05

#25

flofrost
Grand chevalier

Les Japonais ne semblent pas se jeter dessus non plus, ça laisse peu d'espoir de voir un nouvel épisode redresser la barre.
C'est bien simple, au Japon dans certaines boutiques il est déjà dans les bacs des prix cassés aux alentours des 5000 yens, plus ou moins selon le magasin.
Et les stocks d'occaz ne cessent d'augmenter, je crois qu'au final c'est encore pire que pour le 13, à voir sur la longueur, mais en tout cas j'ai pas l'impression que ça avait été si rapide.




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